A quand une franchise en Top League japonaise?
Auteur:
Hinato
Publié le: 01/08/2015

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Le démantèlement de l'équipe de Samsung Heavy Industries en mars dernier a porté un gros coup au rugby sud-coréen 

Le rugby sud-coréen est au plus mal. Si son équipe nationale a retrouvé l'élite du rugby asiatique depuis 2012, son championnat des clubs n'en a plus que le nom. Déjà marqué par la disparition du club de Daesim dans les années 2000, (où avait évolué l'international Yang Young Hun entre 2003 et 2007), le rugby sud-coréen a été frappé par la disparition du club de Samsung Heavy Industries en tout début d'année. L'équipe a été dissoute à un moment où la multinationale sud-coréenne connaît des pertes records. Le vice-président de la Korea Rugby Union, Won Jong Cheon, avait d'ailleurs parlé d'effondrement du rugby sud-coréen suite à cette nouvelle. Il faut dire que celui-ci se basait sur les trois dernières équipes semi-professionnelles de rugby du pays: KEPCO, POSCO et Samsung Heavy Industries.

Ce dernier, fondé en 1995, était devenu le club majeur dans le paysage du rugby sud-coréen. Son démantèlement en mars dernier a donc été un gros coup donné au rugby local. Avec désormais seulement deux clubs semi-professionnels et cinq clubs universitaires majeurs (Yonsei Univ., Korea Univ., Pusan Univ., Kyung Hee Univ. et Dankook Univ.), le championnat sud-coréen n'a plus aucun intérêt et ne ressemble plus à grand chose depuis un bon moment déjà il faut s'avouer. Un peu plus de 2 000 licenciés, moins d'une centaine de clubs. Le réservoir sud-coréen est très limité et ne bénéficie qui plus est d'aucune image au pays. Le rugby est un sport très mineur en Corée du sud.

Comment alors sauver les clubs sud-coréens et donc en bout de ligne, la sélection sud-coréenne? La solution pourrait venir du grand ennemi régional, le Japon. Eddie Jones lui-même en avait parlé il y a quelques temps avec la nécessité d'intégrer dans le futur des équipes sud-coréennes (et hongkongaise) dans la Top League japonaise pour permettre d'élever le niveau des principaux adversaires des Brave Blossoms sur la scène asiatique. Pour commencer diminuer le nombre de clubs dans le championnat nippon et créer une 2ème division japonaise paraît inévitable pour intégrer ces clubs asiatiques.

On passerait ainsi d'une Top League japonaise de 16 à 9 clubs avec matchs allers/retours (calendrier de fin août à début janvier). La Top League japonaise 2 serait sur le même concept avec les sept clubs relégués de la Top League japonaise et l'arrivée des deux clubs corporatifs sud-coréens (KEPCO et POSCO). Ces derniers seraient par ailleurs intégrés à la Kyushu Rugby Football Union. Ils pourraient ainsi évoluer dans la Top ligue Kyushu A en cas de descente de la Top League japonaise 2. Ce modèle serait la meilleure solution pour permettre au rugby sud-coréen d'avoir un futur viable et de permettre enfin à son équipe nationale de passer un cap au niveau international.

Voici à quoi ressemblerait l'incorporation des clubs sud-coréens en Top League japonaise:

 
Top League japonaise 1 (à 9 clubs)
Panasonic Wild Knights
Suntory Sungoliath
Toshiba Brave Lupus
Kobelco Steelers
Yamaha Jubilo
Toyota Verblitz
Canon Eagles
NTT Shining Arcs
Ricoh Black Rams
Top League japonaise 2 (à 9 clubs)
NEC Green Rockets
Kintetsu Liners
NTT-Docomo Red Hurricanes
Kubota Spears
Coca-Cola Red Sparks
Honda Heat
Toyota Industries Shuttles
KEPCO
POSCO
=> En cas de relégation, les clubs sud-coréens évolueraient dans la Top Ligue Kyushu A

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